Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 10:00

Marseille, ville du sud-est de la France, chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et préfecture des Bouches-du-Rhône, est la 2e ville de France. Quand on dit "Marseille", si l’on pense à l’équipe de football, à Notre Dame de La Garde, à la Canebière ou à l’expression "c’est la sardine qui a bouché le port de Marseille", il ne faut pas oublier que Marseille est une cité phocéenne et le drapeau constitue son emblème.

Marseille, cité phocéenne

L'origine de Marseille remonte à une légende, selon laquelle Marseille serait née d'une histoire d'amour entre Gyptis la Ligure, fille de Nann, et Protis le Phocéen, navigateur grec.

Protis accosta le jour où Gyptis devait choisir son époux, en présentant une coupe pleine à l’un des jeunes hommes. Elle choisit Protis. Nann fit don au couple d’une bande de littoral.

Protis y fonda Massalia, en l’an 600 avant J.-C., ce qui fait de Marseille la plus ancienne ville de France. Puis, Massilia se transforma en Marsilia, puis Marsiho, en provençal, pour devenir, à la fin du Moyen-Age, Marseille.

Le drapeau, l’emblème de Marseille

La toute première apparition de l’emblème date de l’époque des Croisades. En effet, on remarque une croix sur le drapeau des vaisseaux des ports d’embarquement de la Méditerranée.

Toulon arborait un blason d’azur, à la croix d’or, tandis que celui de Gênes était un blason d’argent, à la croix de gueules. Celui de Marseille est d’argent, à la croix d’azur.

La couleur bleue rappelle celle du drapeau grec, les origines de la fondation de cette ville. Accompagnant le blason, les mots "Massilia Civitas" servirent de devise au XVIIe siècle. Aujourd’hui, la devise est "Actibus immensis urbs fulget Massiliensis", signifiant "La Ville de Marseille resplendit par ses hauts faits".

En 1941 et en 1958, le blason de Marseille a été reproduit sur des timbres-poste.

Concernant le football, les maillots de l'Olympique de Marseille sont toujours blancs et bleus. Durant la saison 2000-2001, ils étaient imprimés de la croix bleue. Elle a été, en partie, reprise sur les maillots de 2004 à 2006.

Par contre, si "La Marseillaise", l'hymne national français, appartient à l’emblème de la République française, il faut préciser que ce chant révolutionnaire a été créé par Claude Rouget de Lisle, à Strasbourg. Il l’appelle alors "Chant de guerre de l’armée du Rhin". C’est parce que des fédérés marseillais ont entonné ce chant, en entrant dans Paris le 30 juillet 1792, qu’il a été appelé "La Marseillaise".

2010-02-18
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 15:18

En 1977, Fluide Glacial publie pour la première fois dans le n°11 de son magazine, les personnages de la famille Bidochon de Binet. La collection démarre en 1979 sous forme d’albums en noir et blanc (la couverture est en couleur). Actuellement 20 albums sont parus et 4 hors série. Le public répond toujours présent : peut-être chacun se reconnaît-il dans ce couple ? Qui sont donc Mr et Mme Bidochon ?

La famille Bidochon : présentation à travers les albums

Tout au long de ses albums, Binet a su créer une famille comme "Monsieur et Madame Tout le Monde".

Robert Bidochon et sa femme, Raymonde, vivent dans un HLM, puis c’est l’accession à la propriété avec une petite maison individuelle préfabriquée, les difficultés d’avoir un enfant et l’adoption d’un chien, le voyage organisé gagné grâce à un concours, la découverte d’un village-club, les difficultés rencontrées quand ils ont affaire à l’administration, l’achat d’une nouvelle voiture, l’utilisation d’un téléphone portable… Autant de scènes, où le lecteur se reconnaîtra dans la vie quotidienne, les réflexions, les démarches de la famille Bidochon.

Les personnages

Raymonde Jeanne Martine Bidochon, née Galopin est le personnage central de la collection. Raymonde a le ventre bien arrondi, les fesses rebondies, un héritage familial des femmes Galopin : la croupe charolaise. A la mort de sa mère, elle s’inscrit dans une agence matrimoniale pour rencontrer le prince charmant, mais c’est Robert qu’elle épousera.

Un homme gros, toujours affublé de bretelles pour tenir son pantalon rayé, ne changeant en rien sa vie : loto, tiercé, journal sieste, télévision… Personnage entêté, il donne son avis sur tout, même si sa culture générale ne dépasse pas le niveau des pâquerettes.

Raymonde s’ennuie avec Robert qui ne veut jamais sortir. Alors Raymonde se confie à Gisèle sa seule amie ou profite de la venue des représentants de commerce pour discuter (et acheter n'importe quoi...).

Robert et Raymonde, faute d'enfant, recueillent un chien (intellectuel), Kador. Comme dit Robert : "Avec un chien, tu as tous les avantages d'un gosse, avec tous les inconvénients en moins". Ils n'ont pas d'amis, sauf René (l'ami de Gisèle).

Madame Bidochon, la mère de Robert, apparaît dans certains albums. Odieuse, méchante, elle est constamment en conflit avec sa belle-fille.

Raymonde étant très naïve et Robert très convaincant dans ses explications, Binet nous entraîne dans des aventures drôles, parfois rocambolesques, mais si réalistes.

1 Vue sur deux HLM du quartier de la Robinière à Royan. |  Source |
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 12:22

Pour bien orthographier les expressions françaises, il ne suffit pas d’en déduire leur sens. Il faut également en connaître l’origine. C’est le cas pour la locution "sens dessus dessous" qui est souvent écrite "sans dessus dessous". Une explication s’impose, en recherchant l’étymologie de cette expression, et les différents sens qu’on lui attribue.

L'étymologie

"Sens dessus dessous" est une location adverbiale dont l’orthographe correcte doit être écrite ainsi : "sens" avec un "e" et sans trait d'union.

Cette locution du XVe siècle vient de "c’en dessus dessous", soit, ce (qui est) dessus (étant) dessous, donc à l’envers. François Rabelais l’a écrite "cen dessus dessous" dans Gargantua.

Puis, à travers les années, l’orthographe a changé. Le grammairien Claude Favre de Vaugelas (1585-1650) l’écrivait volontairement "sans dessus dessous", car il estimait "qu’on n’y reconnoit plus ce qui devoit être dessus ou dessous".

Cependant, Corneille n’est pas d’accord, et il écrira "sens" avec un "e", exprimant ainsi que "ce qui étoit dans une bonne situation, se trouve dans une autre".

Au XVIIe siècle, le grammairien Gilles Ménage explique que "sens" est un mot signifiant "côté" et "quand la chose est renversée, ce qui est au côté, d’en haut, se trouve au dessous".

Mais, au XIXe siècle, comment expliquer alors le titre du roman de Jules Verne (1828-1905) "Sans dessus dessous" dont le titre original était "Le Monde renversé" ?

Les significations données aujourd’hui

"Sens dessus dessous" exprime, tout d’abord, une position, une direction. Par exemple, un objet placé au-dessus, c’est-à-dire en haut, au lieu d’être en dessous, c’est-à-dire en bas. Il en est de même pour "sens devant derrière" : ce qui devrait être devant se retrouve derrière.

Le deuxième sens est donné à un grand désordre : la maison est "sens dessus dessous". Rien n’est rangé. Ici, il n’est plus question de sens (en haut, en bas), mais d’une pagaille, d’un fouillis.

Plus familièrement, "sens dessus dessous" est employé pour décrire l’état psychologique d’une personne : un état d’agitation, de vive émotion, presque de panique.

Marcel Proust en emploie correctement le sens et l’orthographe dans "Correspondance avec ma mère" (Plon, 1953) : "Me voici, mon grand, en possession de ta seconde lettre. Désolée de te voir sens dessus dessous et aussi, que tu l’écrives sans dessous dessus".

Arbre à l'envers ou Vice et Versa :)
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 22:19

La ville de Chambéry, préfecture de la Savoie, possède un patrimoine culturel développé. Elle dispose, en effet, d’une médiathèque et d’une bibliothèque municipales et de cinq bibliothèques associatives. La première bibliothèque municipale a été créée en 1783, possède le plus important fond patrimonial de Savoie et de Haute-Savoie et bénéficie du statut de Bibliothèque Municipale classée depuis 1972. Voici les adresses, horaires et manifestations de ces bibliothèques.

La médiathèque Jean-Jacques Rousseau

La vocation de cette médiathèque est multiple. De nombreuses manifestations y sont organisées :

  • un samedi par mois : visite-découverte de la médiathèque par les bibliothécaires, de 11 h à 12 h (rendez-vous au rez-de-chaussée)

  • un samedi par mois à 16 h au 1er étage : paroles en scène (spectacles et lectures de contes), d’avril à octobre

  • un mercredi par mois à 17 h au 1er étage : revue orale. Patrick Chemin, poète et comédien, présente un poète ou un chanteur à travers la lecture de quelques textes

  • presque chaque samedi à 11 h au 1er étage : c’est ma tournée, un rendez-vous de 20 minutes où les bibliothécaires présentent leurs livres, films ou musiques «coup de cœur».

Adresse

Carré Curial. Tél. 04 79 60 04 04 / Fax 04 79 60 04 44.

Horaires

Mardi : 12 h - 19 h.

Mercredi : 10 h - 18 h.

Jeudi : 10 h - 18 h.

Vendredi : 12 h - 19 h.

Samedi : 10 h - 18 h.

La bibiothèque Georges Brassens

Un samedi par mois, à 10 h 30 : samedi et vous ? Les bibliothécaires présentent leurs coups de cœur.

Adresse

401, rue du Pré de l'Âne. Tél. 04 79 72 25 81 / Fax 04 79 72 25 88.

Horaires

Mardi :15 h - 19 h.

Mercredi : 10 h - 12 h 30 et 14 h - 18 h.

Vendredi : 15 h - 19 h.

Samedi : 10 h - 12 h 30 et 14 h - 18 h.

Les bibiothèques associatives

Ces bibliothèques sont implantées dans différents quartiers de Chambéry.

Bellevue - Bibliothèque Le Séquoïa

170 rue Charles Baudelaire. Tél : 04 79 70 41 56 / 06 83 99 03 50.

Mardi : 16 h 30 - 18 h 30 (sauf pendant les vacances scolaires).

Le Biollay - La Biollayte

Espace art, livre et jeu - 381, rue salins. Tél. 04 79 96 98 68.

Mercredi : 15 h - 17 h et jeudi : 17 h - 19 h.

Chantemerle - Bibliothèque du Piochet

138, allée des Bruyères 73000 Chambéry. Tél. 04 79 60 87 49.

Lundi, jeudi : 16 h 45 - 18 h 45.

Bibliothèque de Bissy

523, avenue du Général Cartier. Tél. 04 79 69 38 41.

Mardi : 16 h 45 - 19 h.

Mercredi : 10 h - 11 h 30 / 14 h 30 - 17 h.

jeudi : 16 h 45 - 19 h.

Mérande - Le Moulin au livre

300, chemin des Moulins. Tél. 04 79 70 57 07.

Mardi, vendredi : 16 h 45 - 18 h 45

1er samedi du mois : 15 h - 17 h (Parc Joppet)

3è samedi du mois : 15 h - 17 h (Parc des Martinettes).

Le très beau site, présentant toutes les bibliothèques, est à consulter impérativement : Bm-chambery.fr.

1 Quelques ouvrages composabt la bibliothèque de l'Association Spirit
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 20:52

Saint-Germain des Prés, la résistance, la déportation, telle a été la vie de Robert Antelme, une biographie racontée par Marguerite Duras ou Georges Pérec. Mais qui pourrait prétendre connaître l'univers concentrationnaire sans avoir lu l’œuvre de Robert Antelme ? Dans "L’espèce humaine", l’auteur va nous décrire, pendant plus de 300 pages, non pas seulement la vie quotidienne du camp, mais l’humanité inhumaine.

Robert Antelme : un Résistant

Robert Antelme naît le 5 janvier 1917 à Sartène, dans le sud de la Corse. Même s'il est passionné par la littérature, Robert Antelme étudiera le droit à Paris. En 1936, ses amis lui présentent Marguerite Duras, qu’il épousera en 1939.

En 1940, le couple s’installe au 5 rue Saint-Benoît, dans le quartier de Saint-Germain des Prés. Ils y reçoivent de nombreux amis, tels Georges Beauchamp, Jean Lagrolet, Dionys Mascolo, Edgar Morin, Georges Semprun, Gaston Gallimard, Claude Roy, de Raymond Queneau…

Ils y discutent littérature, mais aussi politique. Robert et Marguerite s’engagent dans la résistance. En 1942, leur premier enfant, un garçon, meurt à la naissance.

En 1943, ils sont membres du MNPGD (Mouvement National des Prisonniers de Guerre et Déportés) dirigé par François Mitterrand. Mais le 1er juin 1944, Robert Antelme est arrêté par la Gestapo, emprisonné à Fresnes, transféré à Compiègne, déporté à Buchenwald, puis dirigé dans un camp de travail à Gandersheim.

Il terminera à Dachau où il fut libéré en mai 1945 grâce à la visite de François Mitterrand, alors secrétaire d’Etat aux Réfugiés et Déportés.

De retour à Paris, il crée avec Marguerite Duras une maison d’édition « La Cité universelle ». En 1946, le couple divorce.

En 1947, Robert Antelme publie L’Espèce Humaine à la "Cité Universelle" (rééd. Gallimard, 1957, 1999).

Robert Antelme : son oeuvre

Robert Antelme a dédié son livre à Marie-Louise, sa sœur morte en déportation. Ce n’est pas seulement un témoignage, mais également une analyse sur la condition humaine.

Il y décrit la violence concentrationnaire, mais surtout les comportements humains : ceux des prisonniers entre eux et ceux des SS faces aux déportés :

"Il n'y a pas d'espèces humaines, il y a une espèce humaine. C'est parce que nous sommes des hommes comme eux que les SS seront en définitive impuissants devant nous.".

Robert Antelme est décédé le 26 octobre 1990 à l’hôpital des Invalides, à Paris.

Deutschland : KZ Konzentrationslager Buchenwald
Par Framboise - Publié dans : Littérature
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